L’essentiel à retenir
- L’ANAH cesse de financer les panneaux solaires photovoltaïques pour les rénovations globales depuis le 1er mai 2025.
- Les panneaux solaires thermiques et hybrides restent finançables via MaPrimeRénov’ par geste, avec montants variant selon le type d’installation et le profil du ménage.
- Les aides alternatives incluent la prime à l’autoconsommation d’État, la TVA réduite, les subventions locales, l’éco-prêt à taux zéro et la vente du surplus électrique.
- L’éligibilité aux aides ANAH dépend du revenu fiscal, du type de logement, de la résidence principale et du statut d’occupant.
- Les démarches passent obligatoirement par le site officiel France Rénov’ avec un accompagnement professionnel obligatoire pour les rénovations globales.
En France, les travaux de rénovation énergétique incluent de plus en plus souvent l’installation de panneaux solaires. Pour soutenir ces démarches, l’ANAH propose depuis plusieurs années une aide publique ciblée. Mais 2025 marque un tournant : si le solaire thermique reste financé, le photovoltaïque a été écarté des parcours globaux. Le coût des travaux, les conditions d’éligibilité, les critères de revenu, les types de logement concernés… Tout évolue.
Ce guide fait le point sur les dispositifs, les plafonds de montant, les démarches et les alternatives disponibles. Car bénéficier de MaPrimeRénov’ pour un projet solaire, c’est encore possible... à certaines conditions.
Quelles aides financières couvre encore l'ANAH pour le solaire en 2025 ?
Le recentrage des politiques publiques oblige à distinguer clairement les types de panneaux et de systèmes installés.
MaPrimeRénov' finance-t-elle toujours les panneaux photovoltaïques ?
Depuis le 1er mai 2025, l’Agence nationale de l’habitat a acté la fin de la prise en charge des panneaux photovoltaïques (dans le cadre des travaux de rénovation énergétique d’ampleur).
Les projets d’autoconsommation solaire, autrefois financés via le parcours dit "rénov’ globale", sont désormais exclus.
Ce changement s’explique par une volonté de prioriser les gains sur les usages de chauffage, isolation et économie d’énergie. L’électricité produite, considérée comme un surplus vendable, ne répond plus au critère de dépense éligible correspond au coût directement affecté à la performance énergétique du logement.
En clair : sans dépôt de demande de prime avant mai 2025, aucun projet solaire photovoltaïque n’est plus éligible via l’ANAH.
Et pour le solaire thermique ou hybride ?
La situation est différente pour les systèmes produisant de la chaleur (eau chaude sanitaire ou chauffage). Les panneaux solaires thermiques restent finançables dans le cadre du parcours "par geste". Ce volet de MaPrimeRénov’ permet de financer un équipement, sans obligation de rénovation globale.
Les montants accordés varient selon :
- le type d’installation (thermique seul, ou hybride mixant eau chaude + électricité),
- le profil de ménage (très modeste, modeste, ou intermédiaire),
- les besoins énergétiques du foyer.
Ces systèmes répondent encore aux critères de performance énergétique définis par l’État, notamment dans les logements classés passoires.
Quels dispositifs alternatifs complètent l’aide ANAH ?
Face à ce retrait partiel de l’ANAH, d’autres aides à l’installation de panneaux solaires viennent prendre le relais :
- la prime à l’autoconsommation, financée par l'État et versée par EDF OA (Obligation d'Achat) sur cinq ans,
- la TVA à taux réduit à 10 % (pour une puissance ≤ 3 kWc - kilowatt-crête),
- les subventions locales accordées par certaines collectivités,
- l’éco-prêt à taux zéro (PTZ) pour les projets plus globaux,
- la vente du surplus d’électricité au réseau public.
Ces aides sont cumulables sous réserve de respecter les plafonds fixés (souvent 90 % du montant total TTC).
Qui peut bénéficier d’une aide pour un projet solaire en 2025 ?
La sélection des bénéficiaires s’appuie sur plusieurs critères : revenu, logement, profil du ménage et statut d’occupant. Une vérification fine est indispensable avant toute demande.
Conditions liées au logement et à son occupation
Pour être éligible, le bien concerné par les travaux doit répondre à des critères stricts. Il doit s’agir d’un logement :
- situé en France métropolitaine ou DOM,
- occupé à titre de résidence principale (par le propriétaire ou le locataire),
- achevé depuis plus de 15 ans,
- n’ayant pas déjà bénéficié d’un éco-prêt ou d’un financement public majeur dans les 5 dernières années.
L’occupant peut être propriétaire occupant, propriétaire bailleur ou syndicat de copropriété selon les cas. Les aides varient en fonction du statut, mais l’exigence de résidence principale reste la règle de base. Les logements vacants, meublés touristiques ou résidences secondaires sont exclus du dispositif MaPrimeRénov’.
Barèmes de revenus et profils éligibles
L'ANAH distingue plusieurs profils de ménage en fonction de leur revenu fiscal de référence et du nombre de personnes dans le foyer. Les plafonds sont révisés chaque année. En 2025, ils sont répartis en quatre catégories (bleu, jaune, violet et rose).
Exemple d'un foyer de 2 personnes situé dans la zone B :
- Bleu : profil très modeste, avec un plafond à 22 320 €.
- Jaune : revenus modestes, limite fixée à 34 480 €.
- Violet : catégorie intermédiaire, jusqu’à 51 800 €.
- Rose : au-delà, on sort du cadre (aucun soutien ANAH possible).
Selon le barème, plus le revenu est bas et plus le taux de prise en charge est élevé. Les foyers modestes peuvent obtenir jusqu’à 60 % du montant des travaux, hors photovoltaïque.
Cas des bailleurs, copropriétés ou foyers multiples
Les propriétaires bailleurs peuvent bénéficier d’aides ANAH à condition de :
- louer leur bien à titre de résidence principale pour le locataire,
- pratiquer un loyer modéré selon les plafonds locaux,
- s’engager sur une durée minimale (souvent 6 ans).
Les copropriétés, quant à elles, sont éligibles dans le cadre d’un projet collectif inscrit dans une démarche de rénovation énergétique globale, avec vote en assemblée générale et présence d’un conseiller habilité.
Enfin, le nombre de personnes dans le foyer impacte directement l’éligibilité (car chaque ressource supplémentaire élève le plafond admissible). Un simulateur France Rénov’ est accessible pour vérifier si le foyer est éligible en fonction de la composition et du revenu.
Combien pouvez-vous toucher pour votre installation solaire ?
Système, profil du foyer, nature des travaux engagés... des données qui font varier les montants. Voici les repères actualisés pour 2025.
Montant de la prime pour un système thermique ou hybride
Les panneaux solaires thermiques, utilisés pour produire de l’eau chaude sanitaire ou alimenter un chauffage solaire, sont encore finançables via MaPrimeRénov’.
Le montant dépend :
- du niveau de revenu du ménage (modeste ou très modeste),
- du type d’installation (thermique simple ou système hybride),
- du gain en efficacité énergétique obtenu (selon audit énergétique ou DPE).
En 2025, la prime logement décent pour un panneau thermique peut atteindre :
- 2 500 € pour un foyer modeste,
- 4 000 € pour un foyer très modeste.
Le photovoltaïque est-il encore pris en compte ?
Ce n'est plus possible, sauf dossier complet déposé avant le 1er mai 2025, avec signature du devis, choix du professionnel reconnu garant de l'environnement (RGE) et validation du projet.
Depuis cette date, les panneaux photovoltaïques ne sont plus financés via MaPrimeRénov’, que ce soit en parcours par geste ou rénovation globale. Le coût de ces travaux doit être supporté hors subvention ANAH.
Seuls les systèmes thermiques, ou hybrides à forte part thermique, restent compatibles avec l’aide publique.
Peut-on cumuler plusieurs aides ?
Le cumul des aides est possible dans la limite du montant total du projet et du taux maximum de couverture autorisé (souvent 60 à 90 % du coût des travaux, selon le profil). En revanche, aucun foyer ne peut toucher deux primes pour le même équipement. Renseignez-vous systématiquement sur les compatibilités.
Quelles démarches suivre pour demander une aide ANAH en 2025 ?
Les aides de l’ANAH sont accessibles par différentes étapes, en ligne ou avec accompagnement. C’est un service public encadré, qui impose certaines conditions et plateformes officielles.
Faut-il passer par France Rénov’ ?
Depuis 2022, toute demande de prime relevant de MaPrimeRénov’ ou du programme "Habiter Mieux" doit être effectuée via le site officiel de France Rénov’ ou celui de maprimerenov.gouv.fr.
Ces plateformes permettent de :
- créer un compte usager sécurisé,
- déposer un dossier complet,
- consulter les conditions d’éligibilité,
- accéder à un conseil gratuit via l’espace info‑énergie local.
Seuls les sites officiels sont reconnus pour engager les démarches. Tout autre canal constitue un risque de fraude ou d’inéligibilité de votre dossier.
Mon Accompagnateur Rénov’ est-il obligatoire ?
Cela dépend du type de projet. Pour les travaux ou prestations induits par une rénovation énergétique d’ampleur, l’accompagnement est obligatoire. Il s’agit d’un acteur indépendant agréé, appelé Mon Accompagnateur Rénov’, qui vous guide sur :
- le montage du plan de financement (avec éco prêt, aides locales…),
- la coordination des prestations et des travaux,
- la validation de l’audit énergétique ou du diagnostic DPE.
Ce service est obligatoire pour les propriétaires souhaitant bénéficier d’une aide globale, en particulier si le logement est classé étiquette F ou G.
En revanche, pour un simple geste thermique (ex. : remplacement de chaudière ou panneau solaire thermique), le recours à un accompagnateur reste facultatif.
Quels justificatifs fournir pour les panneaux solaires ?
Pour bénéficier de l’aide ANAH, les documents exigés varient légèrement selon le type d’installation. Mais un socle commun est requis dans tous les cas :
- un devis signé avec un professionnel RGE,
- la preuve d’occupation du logement (titre de propriété, bail),
- l’avis d’impôt mentionnant le revenu fiscal du foyer,
- un diagnostic de performance énergétique (DPE ou audit),
- le descriptif des travaux ou prestations induits par l’installation.
Les pièces doivent être transmises via le site France Rénov’ dans un format conforme. Une vérification est systématiquement effectuée avant la validation de votre dossier.
Et si vous installez vous-même un kit solaire ?
De nombreux particuliers cherchent à réaliser eux-mêmes leur installation (notamment pour réduire le prix final et gagner en autonomie). Mais ce choix n’est pas sans conséquence sur l’éligibilité aux subventions publiques.
L’ANAH accepte-t-elle l’auto-installation ?
L’ANAH exclut tout projet réalisé sans le concours d’un professionnel certifié RGE. Cela vaut pour les panneaux solaires thermiques comme pour les systèmes hybrides.
Pourquoi cette exigence ?
- garantir la sécurité de l’installation (notamment sur la toiture),
- assurer la qualité des prestations,
- éviter les litiges ou sinistres liés à une mauvaise pose.
En l’absence de professionnel RGE, aucun droit à subvention n’est reconnu.
Quelle alternative avec un kit PVDF ?
Un kit solaire à installer soi-même, comme ceux proposés par PVDF, constitue une solution particulièrement adaptée aux ménages non éligibles à l’aide ANAH ou souhaitant éviter les délais administratifs.
Ces kits permettent :
- de produire sa propre électricité en autoconsommation,
- de couvrir une partie des besoins du foyer,
- d’améliorer son confort tout en optimisant son investissement.
Contrairement aux kits plug & play (limités au sol), les kits PVDF sont conçus pour une installation en toiture, avec raccordement direct au réseau du logement, sans recours à un professionnel.
Dans quels cas le kit PVDF est pertinent ?
Le recours à un kit PVDF s’avère judicieux dans plusieurs situations :
- lorsque le projet solaire est exclu du champ des aides (ex. : revenu trop élevé, logement non éligible en location),
- en cas de besoin d’autonomie énergétique partielle,
- pour une démarche progressive, par étapes, sans engagement lourd,
- lorsque le coût des travaux avec un installateur dépasse le budget du foyer.
Le panneau solaire devient ici un levier de réduction de facture, d’économie directe, et de production locale d’énergie renouvelable.
Pourquoi faut-il agir vite en 2025 ?
Depuis le 1er mai 2025, le retrait des panneaux photovoltaïques des aides MaPrimeRénov’ change les choses pour de nombreux propriétaires. Ce recentrage s'inscrit dans une logique de réduction des coûts publics et de priorisation des postes jugés plus stratégiques en économie d’énergie, comme l’isolation thermique ou le remplacement des chaudières anciennes.
Résultat : seuls les dossiers déposés avant cette date peuvent encore bénéficier d’un financement pour un panneau solaire en autoconsommation. Au-delà, il faut s’orienter vers d’autres solutions, comme les systèmes thermiques ou l’achat d’un kit à installer soi-même.
Agir vite, c’est donc éviter de se retrouver face à un marché d’aides restreint, peu lisible, et surtout en constante évolution.
Anticiper, c’est aussi s’assurer que l’adresse, le diagnostic, le budget et la faisabilité soient bien alignés. Car tout investissement énergétique bien mené commence par un projet clair… et un dossier complet.
Conclusion : une aide qui se resserre, une alternative qui s’impose
Depuis mai 2025, l’ANAH ne finance plus les installations photovoltaïques dans les rénovations globales. Reste le solaire thermique, encore pris en charge dans certains cas. Si votre projet n’est pas éligible ou si les contraintes administratives freinent votre passage à l’action, installer un kit solaire PVDF reste une option simple, rentable et 100 % maîtrisée.
