Principes clés de l'électricité de l'autoconsommation

Où va l’électricité non consommée de vos panneaux solaires ?

Avec la popularité grandissante des énergies renouvelables, foyers et entreprises se ruent vers l’autoconsommation via les panneaux solaires. Résultat : en 2024, la France enregistre plus de 240 000 nouvelles installations photovoltaïques résidentielles. Passer à l’énergie solaire, c’est reprendre le contrôle de sa consommation… et de ses économies. Mais que devient l’électricité produite, mais non consommée immédiatement ?

Décryptage des solutions pour optimiser chaque watt.

L’électricité non consommée : comprendre ce que c’est

L’électricité non consommée, c’est de l’énergie produite, mais pas utilisée tout de suite. Cela arrive quand la consommation est faible, par exemple en journée, quand personne n’est à la maison ou quand vos panneaux solaires produisent plus que ce dont vous avez besoin. Ce surplus peut être stocké, réinjecté dans le réseau ou perdu si rien n’est prévu pour le récupérer.

Une gestion intelligente de ce surplus s’avère alors indispensable pour maximiser les retombées économiques et écologiques de votre installation.

Cas pratique

En général, une installation solaire délivre entre 75 et 80 % de sa puissance maximale. Prenons l’exemple d’une maison équipée de panneaux solaires d’une puissance-crête de 6 kWc. Avec de bons ensoleillements d’une moyenne de 5 heures, l’installation produit environ 20 kWh d’électricité par jour.

  • Quand la famille est à la maison et que plusieurs appareils fonctionnent, cette énergie couvre une partie de la consommation quotidienne. Moins d’électricité est alors tirée du réseau.
  • Le lendemain, la maison est vide toute la journée. Les panneaux continuent à produire de l’énergie, mais la consommation chute, car seuls les appareils essentiels restent allumés (réfrigérateur, box internet, etc.). La production des panneaux solaires dépasse alors largement les besoins du foyer.
  • Si la maison consomme seulement 10 kWh ce jour-là, alors qu’elle en produit 20, les 10 kWh restants ne sont pas utilisés. C’est ce qu’on appelle de l’électricité non consommée. En d’autres termes, une énergie disponible, mais qui ne sert à rien si elle n’est ni stockée ni réinjectée dans le réseau.

Quels sont les facteurs qui influencent le surplus ?

La production varie selon les conditions climatiques et la saison. Plus l’ensoleillement est fort, plus l’énergie produite est importante. Toutefois, les habitudes de consommation sont également déterminantes. En réalité, les périodes de forte consommation (soirée, week-end) ne coïncident pas toujours avec les pics de production.

Par ailleurs, le dimensionnement de l’installation reste un facteur majeur. Un système surdimensionné par rapport aux besoins entraîne évidemment un excédent important.

Bon à savoir

Avant de vous lancer dans l’installation des panneaux solaires, apprenez à faire la différence entre le panneau individuel et le kit complet. La puissance d’un panneau individuel se trouve généralement entre 400 et 550 Wc, tandis que le kit complet peut atteindre plusieurs kWc, selon le nombre de panneaux installés.

Si vous recherchez le Kit panneau solaire le plus adapté à vos besoins, un conseiller PVDF peut vous orienter vers le meilleur choix.

L’autoconsommation : priorité à l’usage immédiat

Aujourd’hui, l’autoconsommation est un modèle énergétique très privilégié des particuliers. Un engouement justifié par l’envie de réduire la dépendance au réseau.

Quelles solutions s’offrent aux particuliers ?

Fin 2024, environ 54,4 % des installations photovoltaïques domestiques en France sont en autoconsommation, soit en hausse de 6,2 points par rapport au trimestre précédent. Si vous souhaitez rejoindre l’aventure, sachez que deux options s’offrent à vous :

  • L’autoconsommation partielle : vous ne consommez que l’électricité dont vous avez besoin. Le reste, vous l’injectez sur le réseau public.
  • L’autoconsommation totale : vous consommez la totalité de votre production électrique. Cependant, cela demande parfois quelques ajustements dans vos habitudes.

Comment optimiser l’autoconsommation ?

Les appareils électroménagers programmables (machines à laver, chauffe-eau, etc.) permettent d’augmenter le taux d’autoconsommation. Comment ? Vous décalez la consommation vers les heures où la production solaire est son summum.

Exemple

Un foyer équipé d’un ballon d’eau chaude programmable consomme 45 % de sa production solaire en moyenne (étude ADEME). Avec une batterie domestique, ce taux peut atteindre 70 à 80 %. (Vous stockez l’électricité excédentaire pour l’utiliser plus tard).

Mais même avec des efforts d’optimisation, une part non négligeable de la production reste inutilisée immédiatement. Mais alors, comment gérer ces énergies en trop ?

Injection sur le réseau : une source de revenus ou une perte ?

L’électricité non consommée ne disparaît pas : elle est injectée dans le réseau public d’électricité. Cette injection est encadrée et peut, dans certains cas, générer une rémunération. Vous souhaitez savoir comment vendre le surplus d'électricité ?

Cas d’un contrat d’achat

La première alternative est d’opter pour un contrat d’obligation d’achat (EDF OA). Ici, le surplus est acheté à un tarif fixé (ex. 0,13 €/kWh en 2024 pour une installation < 9 kWc.)

Un foyer en autonomie énergétique qui injecte 2 000 kWh par an peut donc gagner 260 € par an pour une durée de contrat de 20 ans.

Cas sans contrat d’achat

Pour une déclaration autoconsommation sans revente, le surplus est injecté gratuitement dans le réseau. L’énergie profite alors au voisinage, sans compensation financière.

Supposons que vous avez une installation de 3 kWc qui produit environ 3 300 kWh/an. Si vous en consommez 1 500 kWh, les 1 800 kWh restants peuvent être valorisés ou perdus selon le contrat.

Le saviez-vous ? Environ 40 % des installations résidentielles injectent de l’énergie sans la vendre en France (source : Enedis, 2023). Pour l’année 2022, Enedis a enregistré plus de 2 TWh injectés par les particuliers.

Ces chiffres indiquent clairement que l’autoconsommation permet non seulement d’être indépendant du réseau, mais également de contribuer à l’alimentation du réseau local.

Le stockage : conserver l’énergie pour plus tard

Pour ne plus dépendre du réseau ou vendre à perte, plusieurs foyers choisissent de stocker l’électricité via des batteries domestiques.

Batteries individuelles

Très prisées des foyers, les batteries lithium-ion sont de plus en plus abordables. ( environ 800-1000 €/kWh en 2024 contre 1 000 €/kWh en 2020).

Avec une batterie de 5 kWh par exemple, vous pouvez stocker l’excédent de la journée pour alimenter les appareils le soir. Cela augmente l’autoconsommation de 30 à 80 %.

Stockage virtuel

Certains fournisseurs proposent du stockage virtuel : le surplus injecté est comptabilisé, puis restitué quand vous avez besoin d’énergie.

Urban Solar Energy ou Ilek propose ce service, qui fonctionne comme une « banque d’énergie ». Ainsi, vous ne stockez pas physiquement l’électricité, mais pouvez récupérer vos énergies à un autre moment.

Limites et réalités

Ces alternatives peuvent s’avérer intéressantes au premier vu, mais la réalité est différente.

  • coût élevé des batteries ;
  • Durée de vie : 10 à 15 ans ;
  • Le rendement énergétique global reste inférieur à une autoconsommation directe (pertes liées à la conversion et au stockage).

Gestion collective de l’énergie : bonne ou mauvaise idée ?

Selon l’autoconsommation définition, la gestion collective de l’énergie consiste à partager l’électricité non utilisée avec d’autres foyers via des circuits courts de distribution.

Dans la pratique, un ou plusieurs producteurs partagent leur surplus avec des voisins ou des locataires. Enedis gère techniquement la répartition grâce à des compteurs Linky.

Fin 2024, on comptait près de 700 projets d’autoconsommation collective en France. La loi Climat de 2021 a élargi le périmètre géographique pour intégrer désormais les communes entières (avant limité à 2 km autour du site).

Exemple concret pour illustrer la gestion collective de l’énergie

Le projet « Les Arches » à Lyon illustre parfaitement bien cette pratique :

  • 10 logements, une toiture solaire commune.
  • Chaque logement consomme une partie de l’électricité de la production panneau solaire, le reste étant partagé.

Résultat : réduction de 30 % des factures d’électricité.

Avantages et obstacles

Les avantages de ce type de gestion sont :

  • valorisation maximale du surplus ;
  • réduction des pertes liées à l’acheminement ;
  • meilleure résilience locale.

Par contre, quelques inconvénients s’imposent :

  • Complexité réglementaire ;
  • Nécessité de coordination entre les participants ;
  • Rentabilité encore faible sans soutien public.

Les solutions proposées par PVDF

PVDF ou Photovoltaïque de France est un leader sur le marché de l’énergie solaire. L’entreprise propose diverses solutions vous permettant d’équiper facilement votre immobilier. Son objectif principal est de faciliter votre transition énergétique grâce à des équipements que vous pouvez installer vous-même.

PVDF sélectionne pour vous des produits fiables, performants et durables à des prix justes, sans compromis sur la qualité. Parmi lesquels : le kit panneau solaire, le Kit solaire autoconsommation, le kit solaire plug and play et bien d’autres accessoires utiles.

Kit solaire à installer soi-mêmeKits plug and play
InstallationToiture ou jardinAu sol (terrasse et jardin)
Nombre de panneauxJusqu'à 20Jusqu'à 6
Production maximale10 000 Wc3 000 Wc
Mise en placeAccompagnement complet et notice détailléeFacile : câblage et connecteurs pré-montés
Accessoires

- Micro-onduleurd

- Coffret AC

- Système de fixation

Micro-onduleur intégré
Avantages

- Puissance crête élevée

- Facile à mettre en place

- Meilleur retour sur investissement

- Réduction du coût énergétique global

- Installation facile et rapide

- Réduction des factures d'électricité

- Idéal pour les petits espaces

- Rentabilité et économie d'énergie

InconvénientsNécessite des compétences en bricolage

- Production limitée

- Dépendance à l'ensoleillement

 

Les aides financières pour l’installation photovoltaïque

Vous envisagez d’installer des panneaux solaires photovoltaïques ? Le gouvernement français a mis en place plusieurs aide autoconsommation pour vous aider à financer vos travaux d’économie d’énergie.

La prime à l’autoconsommation

La prime autoconsommation est versée par l’Etat pour les installations solaires en autoconsommation avec vente de surplus. Son montant dépend de la puissance installée :

  • > 3 kWc et ≤ 9 kWc : 80 €/kWc
  • 9 kWc et ≤ 36 kWc : 190 €/kWc
  • 36 kWc et ≤ 100 kWc : 100 €/kWc

Elle est versée sur cinq ans et nécessite que votre installation soit certifiée RGE

Taux de TVA réduit

Si votre installation solaire est reliée au réseau et que sa puissance ne dépasse pas 3 kWc, vous pouvez profiter d’un taux de TVA réduit à 10 %.

Pour conclure, l’électricité non consommée par un panneau solaire ne se perd pas. Entre autoconsommation, vente de surplus, stockage et partage, plusieurs options existent pour une gestion optimale de vos énergies.

Laissez-vous accompagner par des experts comme PVDF pour une transition énergétique réussie.

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